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La solitude, par Patricia Deswert

La solitude, par Patricia Deswert
  • Publié le : 09-09-22
  • Catégorie :

La solitude …

Vaste sujet, s’il en est …

Il s’agit, d’emblée, de distinguer la solitude positive de la solitude négative.

J’entends par solitude positive, celle qu’on apprécie, qu’on aime parfois au point de la rechercher.

Elle est synonyme, en général mais pas nécessairement, de calme, de paix, de ressourcement, de repos, d’introspection, de réflexion, de bilan parfois, bref, elle est le creuset du devenir, le chaudron des choix, le cocon des décisions. La plupart du temps, les choix seront justes et les décisions judicieuses puisqu’ils auront été pris à l’abri des influences extérieures, au coeur de l’être.

Il est une autre solitude, celle que je qualifie de négative, celle que l’on craint, que l’on redoute, que l’on fuit à n’importe quel prix.

Il convient de noter que cette dernière n’implique pas nécessairement l’état de solitude physique car nous parlons davantage ici de la solitude psychologique.

Celle-ci représente une véritable souffrance pour une grande partie de la population et la période que nous venons de traverser et traversons encore, d’ailleurs, a rendu cette souffrance beaucoup plus aigüe.

Quoique plus intense à l’heure actuelle pour les raisons que je viens d’évoquer, cette souffrance n’est pas nouvelle, loin s’en faut.

Je pense que nos ancêtres même les plus lointains connaissaient déjà ce type de souffrance. Cependant, les dernières décennies ont significativement aggravé le problème. En effet, à l’ère de l’hyper-connexion, les êtres humains le sont de moins en moins. La cellule familiale s’est réduite à sa plus simple expression quand elle n’explose pas en schéma mono-parental.

Les êtres humains dits « connectés » n’ont jamais eu autant de mal à « se rencontrer », paradoxe suprême !

La vie est un changement constant et la seule chose immuable est l’impermanence des choses…

L’être humain s’adapte, autant qu’il le peut, aux « progrès » incessants de son environnement. Le mouvement s’est considérablement accéléré depuis une cinquantaine d’années. Il semble que, par moment, l’être humain soit plus en état de survie qu’en état de vie !

Les nouvelles technologies, au lieu de nous rapprocher, nous ont éloignés. Même avant le « confinement obligatoire », celles-ci nous avaient enfermés dans nos tours d’ivoire. Cela s’est passé à notre insu, petit à petit, de façon insidieuse.

Un grand nombre de personnes, à la fin du confinement obligatoire, ont continué à « s’auto-confiner », par peur, par habitude ou que sais-je encore.

Les dommages causés par ces différentes formes d’isolement, forcé ou non, commencent seulement à se faire sentir et c’est maintenant qu’il est important d’agir!

A part les périodes de solitude choisie et donc positive, l’être humain étant un « animal grégaire », il n’est pas fait pour vivre seul mais le monde d’aujourd’hui lui impose, de plus en plus, cette souffrance.

Alors que faire ?

La seule chose que l’être humain peut faire, c’est agir sur le seul élément qu’il maîtrise à savoir lui-même. Cela a toujours été le cas mais c’était beaucoup moins visible. Il fût un temps, pas si lointain, où l’homme avait la sensation de « contrôler » son environnement, sa famille, son travail … Cette illusion a aujourd’hui complètement disparu et les personnes qui s’y accrochent se rendent profondément malheureuses. Le seul véritable chemin, aujourd’hui, chemin que d’ailleurs les anciens prônaient déjà, est le chemin vers soi !

Alors, c’est vraiment maintenant qu’il convient de s’occuper de soi, qu’il faut se prendre en mains, qu’il est important de travailler sur soi afin d’évoluer, de grandir et de gérer au mieux les changements qui s’imposent à nous quoi que l’on fasse.

Il n’a jamais été aussi important qu’aujourd’hui de vivre dans le présent, sans se lamenter sur un passé révolu et sans craindre un futur pour le moins incertain.

C’est évidemment tout sauf simple !

Et c’est là que le coaching prend tout son sens. Le coaching prend pour point de départ « ce qui est » sans s’occuper du « pourquoi j’en suis là aujourd’hui » …

Le constat aujourd’hui est que tout va vite et de plus en plus vite et que parfois, nous n’avons pas le temps de nous interroger profondément sur les causes alors que les effets doivent impérativement être traités dans une urgence extrême.

Cette photographie instantanée de ce qui est, est la seule base solide sur laquelle peut s’appuyer un travail. Cette base va servir de fondement au travail de renforcement, le seul travail qui, à mon sens, permettra de garder le cap au milieu de la tourmente …

Dans le prochain article, je vous parlerai de la résilience

 

Patricia Deswert

Tags : senior

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