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La résilience

La résilience
  • Publié le : 30-09-22
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« Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort » Vous avez certainement déjà entendu cette phrase à maintes reprises.

L’impermanence des choses, le mouvement de la vie, bref, le changement constant font que la vie n’est pas un long fleuve tranquille, loin s’en faut … Le propre d’une personne résiliente est de « rebondir » après chaque épreuve traversée. Quoi de mieux en ces temps troublés ? Une vraie force dont, certes, tout le monde n’est pas doté mais qui peut s’acquérir pas à pas, au fil du chemin. Ce chemin ne sera pas facile, loin s’en faut mais je considère qu’il est indispensable, de nos jours, c’est presque une question de survie …

Pensez à la période que nous traversons depuis plus de deux ans maintenant. Une pandémie que personne n’avait vu venir, une crise économique majeure, la guerre pas très loin de chez nous, les pénuries et difficultés d’approvisionnement en tous genres, bref, des perspectives fort peu réjouissantes et des raisons de « craquer » à tout moment. Le fait de ne pas gérer ses émotions peut causer d’énormes dommages tant sur le plan mental que sur le plan physique, que ce soit à court ou plus long terme.

En effet, la durée probable de cette période pour le moins chaotique nous invite à nous renforcer jour après jour afin d’en sortir sinon victorieux mais, à tout le moins, le moins « meurtri » possible. Personne, je pense, ne peut traverser un tel marasme totalement indemne car, aujourd’hui, personne ne peut dire n’avoir pas été impacté, à quelque degré que ce soit, par les évènements qui s’enchaînent. Néanmoins, le travail sur soi, mon credo, vous l’aurez compris, peut contribuer grandement à renforcer la personnalité en lui donnant les outils pour gérer au mieux ses émotions, en lui évitant d’être trop perméable aux influences extérieures, en l’aidant à conserver son libre-arbitre afin de garder un minimum de recul par rapport aux évènements eux-mêmes et plus encore, par rapport à leurs interprétations diverses et variées. Il me semble capital de garder le cap autant que possible.

J’entends par là que même au milieu de la tourmente, dans l’oeil du cyclone, il est essentiel d’avoir un objectif de vie, une vision de ce que l’on veut vraiment et que ce cap doit être gardé en mémoire en permanence. Rien n’est plus facile, rien n’est plus dangereux que de se laisser flotter au gré des courants car c’est la porte ouverte à la manipulation. L’être humain manipulé court purement et simplement à sa perte par la négation de son identité propre, de son essence. Les plus grands conflits ont trouvé leur source dans la manipulation de masse des foules fragilisées par des situations, le plus souvent économiques, désastreuses les poussant à croire que le premier venu pourrait leur apporter la solution. Notre époque est différente car l’expérience du passé a porté ses fruits, en tous les cas, je veux le croire …

L’ouverture d’esprit qu’ont permis les différents courants de pensée qui ont émergé ces dernières décennies diminue les risques de manipulation de masse, comme par le passé. Quoi qu’il en soit, le travail, toujours lui, est à faire, d’abord, à titre individuel afin de créer ou de consolider cette résilience tellement indispensable. Cela fait, nous le constatons déjà, l’énergie qui se dégagera de ces êtres résilients permettra des rassemblements constructifs, de véritables égrégores positifs dont la planète entière bénéficiera immanquablement.

Je pense qu’il est extrêmement important aujourd’hui d’enseigner la résilience. Le futur est à ce point inconnu que seul le travail sur soi, seul l’ « auto-centrage » peut nous aider à traverser le chaos.

En chinois, l’idiome qui représente le chaos signifie à la fois crise et opportunité. En plein milieu de la crise, comme aujourd’hui, la partie opportunité n’est pas facilement visible mais pourtant elle est bien là. Quand je parle d’ « auto-centrage », je ne prône pas l’égoïsme, en tous les cas dans l’acceptation courante du mot. Mon propos est le suivant, quand tout est chancelant autour de nous, le mieux à faire est de travailler sur soi car nous n’avons de contrôle que sur nous. Ce travail de renforcement émotionnel est à la fois difficile et salutaire. Il est de plus en plus difficile de trouver les réponses, les ressources à l’extérieur. A qui/quoi se fier dans ce fatras d’informations, dans ce champ de « gurus » en tout genre ? La faiblesse ou pusillanimité de l’être humain a été « exploitée » depuis la nuit des temps. Cette « faiblesse d’âme » est en effet dangereuse à tout moment mais encore plus en temps de crise aiguë comme aujourd’hui. Le sentiment de ne plus s’appartenir, d’être livré en pâture aux media, aux autorités de tous ordres, aux gurus, … est extrêmement périlleux. Il faut, au contraire, garder le cap, garder son cap ! L’ancrage est essentiel et l’alignement indispensable. Et si cela n’est pas inné, cela se travaille. Cela demande une vigilance de tous les instants pour remarquer le malaise, l’accepter et revenir à soi encore et encore.

Tags : senior

Patricia Deswert

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